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Historique du salon aéronautique parisien (4ème partie)

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F-THIE
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Date d'inscription : 27/01/2005

Historique du salon aéronautique parisien (4ème partie)

Message  F-THIE le Mer 22 Juin 2005 - 5:01

De l’Aéroport du Bourget au SIAE.

Du 26 juin 1953 au 5 juillet 1953
Titre officiel : 20ème Salon International de l’Aéronautique.
Président du salon : Maurice Heurteux
Commissaire du salon : André Granet
Lieux du salon : Aéroport du Bourget
Notes : Pour la première fois la manifestation se déroule sur le lieu unique de l’aéroport du Bourget. Cette année là, le Président de la République n’inaugure pas le salon, c’est le colonel Gaël Cressaty qui le représentera. De même, c’est la première année où deux journées sont consacrées aux seuls professionnels, une pour l’aviation légère et sportive, l’autre à l’aviation marchande. Si la publicité de l’époque annonçait la présence de 163 avions, la réalité était tout autre. Néanmoins de nombreuses maquettes et de projets sont exposés. Parmi ceux-ci est à noter le projet de la SNCASE, un bi ou triréacteur sans aucun nom, le projet final n’étant pas encore arrêté, il donnera plus tard la Caravelle. De tous les appareils sur les lieux, sont visibles le Sun Vernon, un chasseur embarqué de la Marine, le Turbi, le Turbulent, le Jodel 112, le Minijet, le Druine, le Safir, le Broussard, le Cessna 170, le Cesna 180, etc. Mais ce qui attire les professionnels de cette première journée qui leurs soient dédiées, ce sont les démonstrations en vol, notamment, celle du Bébé Jodel piloté par Mouline. Lors de la deuxième journée professionnelle, se sont les avions de transport qui font leurs parades, tel le quadrimoteur SE.2010 Armagnac, le Douglas DC-6B, le Lockheed Super Constellation, etc. Durant cette journée, la visite de Gérard Gagné, de la RCAF, laisse interrogateur ceux qui le côtoient, cet esprit quelque peu inquisiteur s’accroît lorsqu’il prend les commande du North Amercan Sabre. Mais non, il ne fait qu’une démonstration des plus classique. Le lendemain le public est enfin autorisé à venir admirer ces oiseaux de feu. Parmi ceux que l’on peu encore toucher, le Mystère II, le Mystère IV et le SO.4050. Les jours se suivent, mais les visiteurs semblent déçus. Le dernier jour, le 5 juillet, juste avant de monter à bord de son Mystère IV, Kostia Rozanoff emporte à bord un émetteur-récepteur qui lui permet, par l’intermédiaire de haut-parleurs et avec la complicité de Jacques Noetinger, le commentateur, de faire profiter la foule de la liaison directe. Il commence sa montée à 7 000 mètres, passe en palier, entame un piqué et là, la vitesse augmente : M0.87… M0.90…M0.98… La foule, grandissante de seconde en seconde, s’agglutine le long de la barrière en bois, et un long silence s’installe, pesant… Puis c’est le tant attendu double bang. Quelques minutes après, c’est sous un tonnerre d’applaudissement qu’il passe devant les spectateurs. Devant le succès de son confrère, Jacques Guignard s’envol Avec son Vautour. À son tour, il va faire retentir la double déflagration, et c’est de nouveau une ovation méritée. Les britanniques ne voulant pas être en reste, font décoller l’Avro 707-A, encore expérimental, avec aux commandes Rolland Folk. Sont à ajouter à ces exploits, Neville Duke et Mike Lightgow, respectivement sur Hawker Hunter et le prototype Supermarine Swift. Mike Lightgow venait de battre le record de vitesse, le matin même, sur la liaison Londres Paris, en effectuant le trajet à la vitesse de 1 077 Km/h sur le même appareil. Pour conclure ces démonstrations aériennes, la PAF, qui ne porte pas encore officiellement ce nom, exécute une formidable prestation avec leurs F-84, mais bien moindre que les Skyblazers. Mais comme toujours lorsque l’on est en présence d’admirateurs envieux mais qui en n’ont jamais assez, et la fermeture du salon approchant à grand pas, la décision fut prise d’organiser un défilé aérien. Pour encore leur en "mettre plein les yeux", il faut qu’il soit extraordinaire. Ce ne sont pas moins de 96 avions qui passeront à basse altitude à vitesse réduite devant les spectateurs. Cette fois le salon peu fermer, les 280 000 visiteurs sont satisfaits.

Du 10 juin 1955 au 19 juin 1955
Titre officiel : 21ème Salon International de l’Aéronautique.
Président du salon : Maurice Heurteux
Commissaire du salon : André Granet
Lieux du salon : Aéroport du Bourget
Notes : Cette année là c’est 285 000 visiteurs, 191 exposants de 8 pays qui se sont donnés rendez-vous au salon, qui s’étale sur 10 000 m2 de surface couverte plus quelques chalet pour le confort des VIP, sans oublier la salle de cinéma et de conférences. Autre nouveauté : chaque journée se trouve être thématique, par exemple : le 12 est la journée de l’aviation commerciale, le 13 pour la giraviation, le 16 c’est au tour de l’aviation générale, etc. Parmi les vedettes on peut cité l’Ouragan de la PAF, le Mystère de l’armée française, le Vautour de série, le Leduc 0-21 à tuyère thermopropulsive, le SO-9000 Trident, celui avec lequel Goujon Charles vient de passer le mur du son en montée, etc. Mais la Vedette des Vedettes, le premier avion à réaction moyen courrier : sa Majesté, la Caravelle. Elle est arrivée après un vol de 51 minutes entre Bordeaux et Brétigny alors qu’elle totalise seulement 15 heures d’essai, vol qui achèvera une série de 18 vols d’essais. Ce 21ème salon est également marqué par l’arrivée des ailes delta avec, entre autre, le bombardier lourd Avro Vulcan. Pourtant cette aile n’est plus toute neuve puisque le 16 décembre 1953, Roland Payen, pionner de l’aile delta, avait fait décollé "Katy", un PA-49, un mois plus tard André Turcat* décolle à bord du supersonique Nord 1402 Gerfant 1. Dans le ciel se déroule un ballet incessant de Republic F-84 Thuderstreak, de Hawker Hunter, de Skyblazer, d’Ouragan de la PAF, de Fouga Magister, etc. En un week-end, c’est 106 avions, de tous types, et hélicoptères, qui évolueront devant 185 000 visiteurs. À la clôture du salon, et avec toutes ces conceptions et démonstrations, toutes plus majestueuses les unes que les autres, l’industrie aéronautique française redorait son blason et retrouvait son rang.

* = André Turcat commençait ce jour là sa carrière de pilote d’essai. Mais son nom reste, aux yeux du grand public, surtout associé à Concorde.

Du 24 mai 1957 au 2 juin 1957
Titre officiel : 22ème Salon International de l’Aéronautique.
Président du salon : Georges Glasser
Commissaire du salon : André Granet
Lieux du salon : Aéroport du Bourget
Notes : Pour la première fois, l’URSS participe au salon, avec les Tupolev Tu-104 et le Tu-16 Badger. Les portes s’ouvriront avec une vitrine de 12 000 m2 réservée à l’exposition statique. À l’extérieur, seulement une cinquantaine d’avions sont livrés en pâture aux yeux des visiteurs, tel le SE-212 Durandal, le Mirage I, le Breguet 1050 Alizé, le SE-5000 Baroudeur, le Hurel Dubois HD 34, le Fouga CM-175 Zephir, le Magister, le Super-Mystère SMB-2, le Mirage III, l’Étandar IV, etc. Les étrangers ne sont pas en reste avec leur North American F-100 Super-Sabre, le Boeing B-47, le Hawker Hunter fabriqué par Fokker, le Dornier Do-27, le monoplace à réaction italien Sagitaire, le biplace d’entrainement espagnol d’Hispano HA-200 Saetta, le Fokker F-27 Friendship, etc. La démonstration aérienne qui suivra le repas de 4 000 couverts organisés par l’USIAé mettra en scène 220 appareils de tous types, dont 102 sont aux couleurs françaises. Les plus impressionnants démonstrateurs restent les britanniques avec leurs biréacteur Electric Camberra, le Hawker Hunter T-7, le Vikers Valiant, le Folland Gnat, le Supermarine Scimitar. Les français, qu’en à eux présente André Turcat à bord du Nord 1402 Gerfant 2, Pierre Maulandy aux commandes du SE-212 Durandal. Malgré les fulgurantes prestations de chacun, la tristesse était dans les cœurs, Charles Goujon s’est tué à bord du Trident II, 3 jours avant l’ouverture de la manifestation, lors du vol de répétition de sa démonstration qu’il devait effectuer pendant le salon. Dans la partie statique est à noter le banc d’essai d’un réacteur vertical.

Du 12 juin 1959 au 21 juin 1959
Titre officiel : 23ème Salon International de l’Aéronautique.
Président du salon : Henri Desbruères
Commissaire du salon : André Granet
Lieux du salon : Aéroport du Bourget
Notes : Cette année là, le nom d’André Granet, commissaire du salon depuis 1908, apparaît pour la dernière fois sur l’affiche. Cette 23ème édition est surtout marqué par les présences étasunienne et onusienne, tant militaire qu’industrielles. En effet, ce sont des machines impressionnantes qui sont exposées, tels le Lockheed F-104B Starfighter, le McDonnell RF-101 Voodoo, le Convair F-102A Delta Danger, le Douglas C-133A Cargo Master, le Lockheed C-130 Hercules, le Boeing B-52 Stratofortress, le Republic F-105 Thumderchief, etc. Les britanniques présente celui dont personne ne sait s’il vole sur le dos ou sur le ventre, l’English Electric P-1B Lightning, leur quadriréacteur Armstrong Whithworth AW-650 Argosy, la dernière version du De Havilland Comet IV, le Vikers Vanguard et le Blackburn NA-39.Les suédois présentent eux le Saab A-32 Lansen et le J-35 Draken, un intercepteur tout-temps. L’Italie, quand à elle, présente un seul appareil, le Fiat G-91. L’exposition des français parait bien pale avec le Mirage IIIA et IIIB, le Dassault Super Mystère B.2. Est aussi présent l’Étendard IV-M, le Vautour, le Breguet Alizé, etc. Les politiques française et internationale, les disparitions de grands noms comme Kostia Rozanoff, Lucien Gay, Roger Carpentier, etc. sont à l’origine de cette bien maussade exposition et cela, bien qu’André Turcat se soit "expatrié" aux USA pour recevoir la plus haute distinction que les étasuniens décernent, la Harmon Trophy, pour avoir été le premier pilote à passer Mach2 sur un avion propulsé par statoréacteur. Les américains sont également venus avec leurs missiles et fusées balistiques. Pour n’en citer que quelques un, l’Atlas, l’IRBM, Redstone, toutes une série de Hawk, etc. ce qui fera écrire à Jacques Gambu, journaliste d’Aviation Magazine : "La puissance américaine s’est affirmée à grand fracas, fusées, engin spatiaux, policiers MP, tous sont venus en masse. L’aéroport des États-Unis avait surtout un aspect militaire, sinon agressif. L’Union Soviétique répliquait par ses géants civils dont elle ouvrit les portes au public". Ce salon aura surtout été le salon de l’agression avec ses fusées et ses missiles. Bien sûr les civils auront leur place avec l’Ilyouchine Il-18, le Tupolev Tu-104, le Hurel-Dubois HD-34, le Douglas DC-6B, la Caravelle, le Boeing 707-320, le VC-137, le Douglas DC-8, le Dassault Bastan MD-415, etc. Quand aux évolutions aériennes, toutes furent écourtées à cause de la météorologie.

Du 26 mai 1961 au 4 juin 1961
Titre officiel : 24ème Salon International de l’Aéronautique. 1er Salon de l’Espace.
Président du salon : Henri Desbruères
Commissaire du salon : Maurice Heurteux
Lieux du salon : Aéroport du Bourget
Notes : Premier salon de l’espace. Pour cette nouvelle édition, l’armée est encore une fois arrivée en force, surtout les américains avec leurs North American A-3 JI Vigilant, Vought Cusader F8U-2, le Grumman AO-1 Mowhack, le Northrop T-38 Talon, le McDonnell F-4 H1 Phantom II, le Convair B-58 Hustler, etc. Ce dernier venait d’ailleurs de battre un record en reliant New York à Paris en 3 heurs 30 minutes à la vitesse de 1 775 Km/h. Il est vrai que cette année les records "tombaient". Rien que pour le mois de janvier, ce n’est pas moins de 6 records qui sont battus par les américains. Par la présence de la cabine Mercury d’Alan Shepard, premier astronaute, le salon présentait un nouveau visage, celui du spatial. Le public montrait un soudain intérêt pour les choses de l’espace, mais regrettait l’absence de la cabine de Youri Gagarine, le premier Homme dans l’espace. Tout ce déroulait à merveille. Lors des démonstrations du 3 juin, alors que Jacques Noetinger commence ses évolutions, il voit, et les spectateurs aussi, le B-58 de Elmer E. Murphy, Eugene Moses et David Dickenson, effectuer un tonneau tout en continuant sa montée, figure non prévue au programme. L’avion pénètre les nuages, en ressort en demi piqué, trop bas, trop pour redresser. Il ira s’écraser quelques kilomètres plus loin sur une zone, fort heureusement, non habitée. L’équipage inaugure la trop longue liste des deuils du salon. Le lendemain, seuls les Mirage III, les Breguet 940, les Short SC-1, le Potez 840, l’Alouette et le Bell 47 feront quelques tours de piste. Pour cette ultime démonstration, et pour tenté de faire oublier le drame qui venait de se jouer la veille, Bernard Win à bord d’un Breguet 940 fait une évolution remarquable. Voyant le public rentrer dans le "jeu", l’équipage du Bell 940 défilait déguisé en personnage de carnaval. Malgré tout, les esprits n’étaient plus à la fête. Avec l’arrivée des objets spatiaux, le salon pouvait désormais prendre officiellement le nom de : "Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace".
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jjslagace
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Message  jjslagace le Jeu 4 Sep 2008 - 2:13

Bonjour,

Je crois qu'une erreur s'est glissée dans le réçit car, Gérard Gagné, mon oncle, a bel et bien franchi le mur du son, ce qui avait presque causé, à l'époque, un incident diplomatique.

C'est un récit qui est conté dans ma famille depuis des années. Évidement c'est assez difficile à vérifier mais si quelqu'un a une idée où ont peut vérifier ce genre d'information je suis preneur.

Mon oncle est aujourd'hui en soins paliatifs, attendant sa fin avec ses enfants, prêt à aller retrouver son épouse qui l'a précédé.

Tous ces héros qui s'en vont...

Merci et bravo pour votre site


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