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Jodel D113, F(aut)-PAYE s'en va... Merde alors!

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Jodel D113, F(aut)-PAYE s'en va... Merde alors!

Message  Insider le Sam 5 Jan 2013 - 15:10

Bonjour à tous,

comme vous le savez sûrement, je suis un grand fane du D113. Notre club (ac Angoulême) en possédait un jusqu'à maintenant. Oui, vous avez bien lu, on s'en est séparé. C'est avec grosse peine et larme que j'annonce cette triste nouvelle.

Soyons heureux pour son nouveau propriétaire: champion de voltige et instructeur à Biscarosse. Entre ses mains; ou si j'ai bien compris, les mains de sa femme, il est certain qu'il aura un carrière heureuse.

Pour ma part, j'ai souhaité lui rendre un dernier hommage en écrivant un article sur l'histoire du D113 F-PAYE et moi. L'article que je vais recopier ici, est aussi présent sur mon blog à l'adresse suivante: http://tajp16.wordpress.com/2013/01/04/jojo-moi/#more-1203. N'hésitez pas à y faire un tour (bonus, les photos Very Happy).

Bonne lecture!

tajp16.wordpress.com a écrit:
Je me rappelle encore, le jour où pour la première fois je le vu. A cette époque, j’étais dans mes premiers pas dans l’aviation. Mes premières heures en double devaient remonter aux semaines qui précédaient. Une jeune femme pilote, Christelle.G… je me souviens encore de son prénom (et de son nom aussi en fait). Déjà qu’on oublie rarement le visage et le prénom des filles de Vénus ou d’Aphrodite; alors si en plus celles-ci pilotent…

Mais revenons à nos nuages. Cette jeune et belle demoiselle volait au club. J’ai encore cette scène dans ma mémoire: je marche pour prendre possession de mon Cessna F150. Et je la vois rouler, pour rejoindre le point d’arrêt de la piste en herbe: là je me disais « Wouhaaa », non pas parce que c’était une déesse qui pilotait –bien que–, non! Elle pilotait un train classique, un CAP10. Je me souviens encore de son immatriculation: F-GGYK –paix est son âme, la fin de cet avion fut triste–. Mais que vient faire cet aéronef ici?! Outre son immatriculation qui peut rappeler celle du D113. En fait, ça m’impressionnait car elle pilotait un avion train classique. Hors, avec toutes les histoires que j’entendais à propos des appareils de ce type, j’ai développé une petite peur.

Cet appareil n’était pas celui du club… et j’ai pu voir sur cette journée, le Jodel D113, F-PAYE sortie. C’était le seul train classique du club à cette époque. Et j’entendais toujours une anecdote à son sujet… anecdote qui ne donnait pas forcément envie de l’utiliser: « il a fait un cheval de bois hier »… « il a cassé l’hélice »… « il ne veut plus remonter dedans »… J’avais donc peur des trains classiques!!!

Pourtant quelques années plus tard, PPL en poche, cette question fut révisée! Un rétrofite pourrions-nous dire Very Happy . Ne me demandez pas pourquoi ce changement, je ne sais pas! J’éprouvais l’envie de vaincre ma peur, de découvrir, et de me faire ma propre opinion. Puis on m’a dit que le Jodel était une très bonne école –ce que je confirme–Very Happy.

Ceci étant, lorsque j’ai commencé, le 18 juillet 2009, j’avais encore cette peur en moi :s. Vous connaissez tous, maintenant l’admiration et l’amour que j’éprouve pour les Jodel… surtout le notre. Pourtant à cette époque, cette ferveur n’existait pas encore. Elle a commencé à se manifester le 5 septembre 2009, le jour où j’ai été lâché solo sur cet appareil. A ce moment là, je n’étais que limité à la piste en herbe. L’atterrissage sur piste en dure était dirons-nous; plus fin. Les trains de cet avion n’étaient pas tout à fait parallèles ce qui induisaient un petit défaut très désagréable lors du posé sur piste dure. Je ne serai lâché sur dure que bien plus tard. Néanmoins, c’était –et c’est toujours– le seul appareil où je m’amusais à faire des tours de piste (décollage, atterrissage). A partir de cette date, je commençais petit à petit à réserver le Jodel… juste pour faire des tours de piste. Dès que je m’ennuyais, dès que j’avais envie de voler, dès que j’étais seul… je réservais et je volais. David, notre mécano m’avait même dit une astuce pour faire le plus de tour de piste en un moins de temps. Qu’est ce que je m’éclatais. Et je n’étais pas le seul à l’aimer pour ça. Gérard, et plein d’autres pilotes de 113 aiment le prendre pour faire des tours de piste. Le nombre de fois où j’ai vue Gérard… Bref c’était mon petit joujou, mais malgré les heures en solo et les atterrissages qui s’accumulaient (chaque posé était unique!), j’avais toujours un peu de cette peur en moi!

Je vous ai dit que je ne serai lâché que bien plus tard sur la piste en dure. Non pas parce que je n’arrivai pas à le poser suite à plusieurs entraînements. En fait, j’avais totalement arrêté l’entraînement sur cette piste: elle me faisait peur! J’avais une grosse appréhension. Je vais vous raconter une petite anecdote qui aidera peut être à comprendre ma situation du moment. Mon père s’est gravement blessé avec une scie circulaire. Maintenant, à chaque fois qu’il coupe du bois, il a cette petite appréhension. Faible, mais toujours présente. En ce qui me concerne, je n’ai pas essayé de couper un morceau de Jodel avec la scie circulaire. Non, j’ai juste eu une petite frayeur à mes débuts. C’était dans mes premiers vols. Je n’étais pas encore lâché. Un jour où il y avait un petit vent de travers –vent venant de l’un des côtés de l’appareil lors de l’atterrissage–. A ce moment là, la piste herbe était occupée par un planeur. Mon instructeur demanda donc d’utiliser la piste dure pour éviter d’attendre trop et m’entraîner. On était en finale et le planeur n’avait toujours pas libéré. Lors de mon atterrissage, une aile c’est totalement levée, j’étais dépassé et je perdis le contrôle. Mon instructeur a tout rattrapé of course Very Happy . Enfin, quoi qu’il en soit, 3 ans plus tard, je décidais de reprendre mon entraînement. Quelques tours de piste sur la dure ont suffis. C’était l’histoire de 30 minutes de vol. Cependant, à chaque atterrissage sur une piste en dure, la petite appréhension existe toujours… même lors de mes derniers posés! J’évitais et j’évite encore de poser le D113 sur la dure avec un trop fort vent de travers :p. On peut illustrer ce que je raconte par la photo juste avant ce paragraphe. Elle a été prise lors de l’un de mes derniers atterrissages sur piste dure (ici, c’était à La Rochelle).

Tient parlons de vent de travers… C’est encore une autre histoire ça. En effet, avant d’arriver à vaincre ma peur de la piste en dure, j’ai du vaincre celui du vent de travers. Bien que ce n’était pas de la peur. J’étais plutôt conscient que je n’étais pas entraîné pour le vent de travers!! C’était ma prochaine étape. Là, le pourquoi de la question est très simple à expliquer! Je ne voulais pas attendre un calme plat pour prendre l’appareil.

Puis, au niveau de la sécurité, valait mieux que je sache faire Very Happy . J’ai commencé léger pour finir moins léger… et me sentir un peu plus à l’aise par temps avec vent. Encore une petite anecdote à ce propos. C’était l’année dernière; j’y avais même consacré un article sur ce blog. A ce moment là, ma ferveur pour le D113 était déjà à son apogée. Il y avait un rassemblement –aérodéj pour ceux qui connaissent– à Fontenay-le-comte. Je voulais y aller en Jodel. Le vent soufflait et du mauvais côté: plein travers. Quelques équipages avaient annulés. Je fis un tour de piste avec notre président pour confirmer ma capacité à atterrir avec ce temps. Le résultat fut que j’y suis allé, et cette expérience a confirmé que cet objectif était atteint. Une source de stress en moins. En fait, ce que je trouve le plus difficile, ce n’est pas l’atterrissage mais le décollage. L’atterrissage, c’est vraiment un moment plaisant et jouissif… J’adore ça, je suis concentré mais pas stressé. C’est simple, après cette expérience, je voulais continuer à faire du Jojo par vent de travers. C’est sur, le Jodel fut ma meilleure école en ce qui concerne le pilotage par vent traversié!!!

A partir de là, j’ai commencé à voyager en Jodel. J’ai participé à deux rallyes. Là c’était vraiment fun et éprouvant! Faire un rallye avec pour seul moyen de radio-navigation, la boussole, le chrono et la carte; c’est… éprouvant Very Happy . Là encore, j’ai écris des articles sur ces deux expériences.

Cet été, j’ai sauté le pas, et j’ai commencé à vraiment voyager. J’entends pas là que je choisissais même des aéroports qui ne possédaient pas de piste en herbe… notamment l’Ile d’Yeu Very Happy . Magnifique!! Mais malheureusement, je ne pouvais pas deviner que je n’aurai plus l’occasion de faire de tel voyage avec cet immat: F-PAYE.

J’ai volé plus de 13 heures sur cet appareil depuis janvier 2012. Et environ 35 heures en tout Very Happy . C’est peu… mais je ne suis que jeune pilote, faut pas l’oublier xD!!!

Je souhaite que de bonnes aventures à son nouveau propriétaire de Biarritz!!

ah! J’oubliais pour finir. Aller dans un rassemblement avion avec un tel appareil –surtout par temps non calme–, c’est comme rouler en 205 GT Turbo. On vous regarde, et on vous félicite. Le nombre de curieux qu’a attiré cet appareil fut remarquable Very Happy . Le JODEL: j’aime, et je sur-aime!!


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